Bourreau des plaisirs

J’imagine que tu es tranquillement assise sur ta chaise de bureau !

J’espère que tu es confortablement installée belle demoiselle… Car dans quelques instants, je viens te rejoindre! Tu seras seule à me voir, à m’entendre, à me sentir… Le bourreau des plaisirs a enfilé son costume d’invisibilité et se prépare à t’infliger ses plus doux supplices!

Un bruit dans le couloir, une sensation de courant d’air traverse la pièce et la porte de ton bureau s’ouvre. Je me glisse à l’intérieur sans que personne ne remarque quoi que ce soit, si ce n’est ce léger courant d’air étrange. Je profite de n’être visible qu’à tes yeux pour m’asseoir sur le coin de ton bureau, je te regarde fixement pour capter ton regard fuyant et gêné de me voir devant toi me promener librement alors que tu ne peux même pas me toucher… Tu voudrais me faire partir, mais qui croirait qu’un homme invisible te fait un show sexy au milieu de ton bureau?

Je m’avance vers toi et t’embrasse avec envie, nos langues s’entremêlent… Puis je retire un à un mes vêtements, lentement, je sens que ta frustration de devoir rester exemplaire est grande… Tentant de m’ignorer et me sentant quelque peu abandonné, je viens me placer derrière toi, je pose mes lèvres sur ta nuque, puis je mordille ton oreille… Tu lâches un soupir qui en dit long sur la montée de ton désir! Je profite de ta vulnérabilité et de ton impossibilité de te faire remarquer pour passer mes mains sous ton chemisier, caressant ton ventre, je remonte vers ta poitrine frémissante, je caresse tes jolis seins jusqu’à t’exciter, t’émoustiller, tu inspires profondément, essayant de garder tes esprits… Mes mains redescendent sur ton ventre, mes doigts tentent de se frayer un chemin sous ton pantalon… Tu te recules un peu comme pour me facilité la tâche, ou pour éviter de te faire remarquer peut-être! Mais je profite de cette assistance pour aller plus avant, ma main sur le tissu de ton sous vêtement, je caresse ton intimité… Tu ne sais plus quoi faire, tu essaies de te retenir de bouger, de ne pas laisser échapper de sons… Tu te contiens du mieux que tu peux, sachant pertinemment que je ne m’arrêterais pas là…

Je sens tes lèvres se gonfler de désir, et non content de te torturer, je passe ma main sous ton ultime vêtement, dernier rempart entre moi et ton fruit des délices! 

Mes doigts taquins et un peu curieux je le confesse, s’aventurent et réveillent ton bouton de plaisir, je reste doux et tendre et je sens tes cuisses se contracter comme pour compenser ton impossibilité d’exprimer ton excitation grandissante! Quand soudain… Tu te lèves toute gênée et tu cours te réfugier dans un endroit discret et bien moins fréquenté. Tu es toute essoufflée, rouge d’excitation, tu tentes de reprendre ta respiration. C’est alors que je ferme le loquet de la porte, un air taquin et non moins satisfait. Tu me dis que je suis fou, que je ne peux pas rester, mais irrépressiblement tu retires ton pantalon et à peine as-tu fini d’essayer de me congédier, que tu me sautes au cou en sous-vêtements et me demande d’éteindre l’incendie que j’ai soigneusement allumé en toi, en te faisant l’amour!
Bourreau érotique, mais serviable, je m’execute sans me faire prier, j’ôte ce qui te reste de vêtements, ce joli string que je fais délicate glisser sur ta peau brulante, je te prends par les hanches pour t’installer sur la table d’un bureau qui sera le théâtre de nos ébats fougueux et torrides… Tu ne peux plus attendre, tu m’entoure la taille de tes jambes pour m’approcher de toi avec vigueur, c’est alors que j’entre en toi et que tu laisses échapper un cri de plaisir. Surprise par ton propre désir, tu rougies et places tes mains devant ta bouche comme pour empêcher que cela se reproduise… Tes mouvements de bassins m’imposent le rythme et c’est en ne faisant plus qu’un que nous faisons l’amour. Je ne peux résister à l’envie de te caresser, de t’embrasser, te voir aussi épanouie m’excite d’avantage et nos ébats perdurent, le temps c’est arrêté…
Après un moment, nous reprenons tout deux nos esprits, et tout en se rhabillant, on sourit ! Puis vient le moment de franchir la porte et de regagner ton bureau que tu avais si précipitamment quitté tout à l’heure… 
La porte s’ouvre, et tu t’éveilles. Ce n’était qu’un rêve, mais qui pourtant aura chahuté tes esprits et les draps, toute ébouriffée, tu me bouscule pour me réveiller, empressée de me raconter ce rêve qui te paru si réel que tu en es encore toute excitée…

M.C.

Author: aufildesinspirations

Écrivain amateur, je me laisser porter par mes inspirations...

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